La mobilité européenne : Roulez, jeunesses !

Si on vous dit « programme de mobilité européenne », vous pensez très certainement au programme Erasmus, celui à destination des étudiants. Bravo, c’est un bon début ! Mais si on vous dit « ANCV Soléo », service civique international ou encore service volontaire européen ? Pour décrypter tous les mystères de la mobilité européenne des « djeunes », on est allé du côté de l’Atelier de mobilité Léo Lagrange, à Dijon.

 

C’est derrière un portail vert foncé, au coin de la rue Colson et de la rue de Serrigny, que se trouve l’atelier de mobilité Léo Lagrange. Un bureau trois pièces, dans une petite cour fleurie, au calme, une petite structure récente dans son fonctionnement actuel : « On existe en tant que tel depuis 2015, à partir du moment où l’on a signé une convention d’objectifs avec la ville de Dijon. Notre but c’est d’ouvrir le monde aux jeunes de 16 à 25 ans, d’encourager la mobilité », explique, détendu, Timothée Romain, le responsable de la structure.

Encourager la mobilité en Europe, c’est principalement aider financièrement via plusieurs programmes que propose la structure. Rattaché au programme européen Erasmus +, il y a le service volontaire européen (connu sous le joli acronyme S.V.E.) qui permet à des jeunes de 18 à 30 ans de partir faire un bénévolat rétribué dans presque tous les pays européens, y compris certains pays hors Union européenne.

Joran Dub : « Je veux travailler sur l’interculturalité et découvrir l’Europe. »

Sortant à peine de l’un de ses premiers rendez-vous préparatoires avec Mathieu Guiraud, l’accompagnateur de projet et chargé de mission à l’atelier de mobilité, Joran Dub, 19 ans, s’apprête à accepter un S.V.E. à « Arenas de San Pedro, c’est en Espagne ». Là-bas, il travaillera « avec des 13-18 ans, des enfants scolarisés et je vais devoir également préparer des projets européens interculturels ». Animateur titulaire du BAFA depuis 2 ans, il a choisi l’Espagne car « j’aime bien la langue et je veux la travailler . » Quand à ses motivations, elle relève de la quête d’identité : « Je sais pas trop ce que je veux faire de mon avenir … Alors j’y vais pour découvrir l’Espagne et me découvrir aussi … » , sourit-il.

 

Service civique international et échange bilatéral

Madalina Virlan, elle, fait un service civique international à Dijon. 23 ans, originaire de Cluj-Napoca, en Roumanie, elle est à l’origine étudiante en master d’agro-business. Au sein de l’atelier mobilité, où elle réalise sa mission de service civique, elle promeut « la mobilité des jeunes en éditant la page Facebook et les pages web de l’atelier, pour donner aux jeunes l’envie de partir », détaille-t-elle. Sa mission comporte également un volet avec la ville de Dijon, où elle est impliquée dans l’écologie urbaine.

Madalina Virlan : « Je voulais quitter ma zone de confort et découvrir la France. »

« Dans le cadre du service civique international, on a envoyé trois Dijonnais à l’étranger : deux à Cluj-Napoca, en Roumanie, une ville partenaire de Dijon et le troisième est parti en Italie, à Reggio Emilia. Et réciproquement on a accueilli trois jeunes volontaires dont Madalina », souligne Timothée.

Les propositions de l’Atelier de mobilité Léo Lagrange ne s’arrêtent pas là : l’Agence nationale du chèque-vacances peut subventionner des vacances en Europe jusqu’à 75€/jour/personne selon des critères sociaux et il existe également une bourse de la fabrique d’initiatives citoyennes qui peut comprendre un volet mobilité. Alors, on part où ?

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