Cinevoce célèbre le cinéma italien

Tout au long de la semaine du 9 au 17 mai au cinéma Devosge, l’association Ombradipeter met le cinéma italien à l’honneur, dans toute sa richesse et sa vitalité. Plongée dans cet univers à travers des grands noms tels que Dino Risi ou Antonio Pietrangelli, mais aussi en faisant la part belle à la jeune génération représentée par des cinéastes comme Andrea Jublin ou Alessandro Comodin.

Rencontre avec Vincenzo Cirillo, grand manitou de cette 5e édition du festival Cinevoce.

On retrouve des classiques du cinéma italien (Dino Risi) mais aussi de nouveaux cinéastes (Alessandro Comodin). Comment est-ce que vous avez construit la programmation et comment avez-vous choisi les films ?
La programmation est faite au coup de cœur du moment, avec la passion des gens qui aiment le septième art. Cyril Jacquens et l’équipe de Ombradipeter qui ensemble ont choisit des films qui touchent le social, la politique et la vie avec des films intemporels et actuels qui créent des liens entre le monde d’ hier et d’aujourd’hui.

 

On a évidemment en tête les grands noms du cinéma italien de Fellini à Rosselini en passant par Pasolini ou Visconti, mais comment va le cinéma italien aujourd’hui ?
Super bien au niveau artistique avec une grande créativité, art, poésie émotionnelle et une certaine touche italienne qui rappelle le cinéma réaliste de Rossellini, Pasolini, le romantisme et le sens du détail de Visconti et la folie de Fellini. Naturellement quand on parle de l’oeuvre artistique mais quand ont décrit le côté financier et de la distribution des films c’est plus que catastrophique !
Que représente l’idée d’Europe aujourd’hui ? Et, dans ces temps troubles, est-ce que la culture n’est pas finalement le meilleur défenseur des valeurs européennes ?
Pour les artistes, les arts, l’Europe représente une immense chance, la culture n’a jamais eu de frontières ni de limites. Les artistes dans toutes les époques ont su défendre les valeurs européennes qui ont toujours été menacées et qui ont survécu à toutes les attaques fanatiques et extrémistes.

Toutes les séances se déroulent au cinéma Devosge (6, rue Devosge – Dijon) / Tarif unique : 4,50€

Banana d’Andrea Jublin (1h25 – 2016)
L’histoire d’un garçon naïf, pas vraiment bon élève, qui tente de conquérir le coeur d’une petite feuille. Avec son pied en forme de banane, le jeune féru de ballon rond nous indique la route du bonheur la plus sinueuse, la plus sincère et la plus essentielle.
Mar. 9 : 14h / Jeu. 11 : 14h / Ven. 12 : 20h15 / Lun. 15 : 18h / Mar. 16 : 16h

 

La Ciociara de Vittorio De Sica (1h35 – 1960)
1943. Pour fuir les bombardements de Rome, Cesira, une jeune veuve confie son épicerie à Giovanni, un voisin charbonnier. En compagnie de sa fille Rosetta, elle retourne dans son village natal. Arrivées à bon port, Cesira doit faire preuve d’ingéniosité pour assurer leur subsistance…
Mar. 9 : 16h / Sam. 13 : 16h / Mer. 17 : 16h

 

 

Pourvu qu’on m’aime de Carlo Zoratti (1h24 – 2013)
Enea, italien de 29 ans, austiste et déficient mental, cherche la femme idéale ! Ses deux meilleurs amis décident de l’aider à réaliser son rêve. Un road movie décalé, rempli d’humour et de tendresse.
Mar. 9 : 18h / Mer. 10 : 14h / Ven. 12 : 18h / Dim. 14 : 18h / Mar. 16 : 14h

 

 

Bientôt les jours heureux d’Alessandro Comodin (1h40 – 2017)
Tommaso et Arturo, en fuite, se réfugient dans la forêt. Des années plus tard, cette forêt est infestée de loups. Ariane y découvre un trou étrange. Ariane est-elle la jeune femme dont on parle dans cette légende de la vallée ? Pourquoi s’est-elle aventurée dans ce trou ?
Mar. 9 : 20h30 (séance spéciale) / Ven. 12 : 14h / Sam. 13 : 20h / Dim. 14 : 16h / Mar. 16 : 20h15

 

Le signe de Vénus de Dino Risi (1h41 – 1955)
Le 3e long métrage de fiction de Risi raconte l’histoire de deux cousines, Agnese et Cesira, qui partagent le même appartement à Rome avec un père et une tante qui veillent sur leur vertu. Agnese est la plus belle, tandis que Cesira échoue dans ses tentatives de trouver l’homme de sa vie. Mais, se trouvant sous le signe de Vénus, une voyante lui prédit une recontre amoureuse…
Mer. 10 : 16h / Ven. 12 : 22h

 

Raggazza del mondo de Marco Danieli (1h41 – 2016)
Giulia, jeune témoin de Jéhovah, voit sa vie basculer quand elle rencontre Libero, qui vient de sortir de prison. Leur amour interdit conduit Giulia à l’exclusion totale de sa communauté et va découvrir les dangers d’un monde
extérieur au sien.
Mer. 10 : 18h / Sam. 13 : 14h / Mar. 16 : 18h / Mer. 18h

 

Les Confessions de Roberto Andò (1h40 – 2016)
Quelque part en Allemagne, des dirigeants politiques du G8 et le directeur du FMI se réunissent en vue d’adopter une manoeuvre secrète aux lourdes conséquences. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu à cause du décès du directeur du FMI.
Mer. 10 : 20h / Ven. 12 : 16h / Sam. 13 : 18h / Dim. 14 : 14h /

 

Rocco de Thierry Demaizière et Alban Teurlai (1h43 – 2016 / interdit aux – 16 ans)
Rocco Siffredi est à la pornographie ce que Mike Tyson est à la boxe : une légende vivante. Sa mère aurait voulu qu’il soit curé, il est devenu acteur porno avec sa bénédiction, consacrant sa vie à un seul dieu : le désir.
Mer. 10 : 22h / Jeu. 11 : 22h / Lun. 15 : 20h50 (soirée spéciale Rocco) / Mar. 16 : 22h

 

Belle e Perduta de Pietro Marcello (1h40 – 2016)
Tommaso, simple berger, veille jusqu’au jour de sa mort sur un palais abandonné dans la région de Naples en proie aux pillages et réduit à l’état de décharge par la camorra. Polichinelle émerge alors des profondeurs du Vésuve pour accomplir sa dernière volonté : prendre soin d’un jeune buffle. Entre mythe et réalité, une fable sur l’Italie contemporaine, belle et perdue.
Jeu. 11 : 16h (+ master class) / Sam. 13 : 22h / Lun. 15 : 16h

 

Du soleil dans les yeux d’Antonio Pietrangeli (1h37 – 1953)

Celestina est une jeune paysanne naïve qui quitte son petit village pour chercher du travail comme domestique à Rome. Ses différents employeurs profitent de son innocence tout comme les hommes, attirés par sa beauté. Elle se fait courtiser par un jeune plombier dont elle s’éprend et qui disparaît alors qu’elle est enceinte…
Jeu. 11 : 19h05 / Lun. 15 : 14h

 

Je la connaissais bien d’Antonio Pietrangelli (1h37 – 1965)
Adriana est une jolie provinciale qui rêve de devenir actrice. Elle quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Légère et candide, la jeune fille multiplie les aventures et les emplois en quête d’un rôle. Désarmée face aux humiliations et aux manipulations, elle choisit une issue tragique…
Jeu. 11: 21h05

 

Misère et Noblesse de Mario Mattoli (1h40 – 1954)
Deux familles napolitaines partagent un appartement misérable et insalubre, dont le loyer n’a pas été payé depuis plusieurs mois. Ils n’ont rien mangé depuis trois jours. Un jeune marquis amoureux met au point un plan, et pour le mener il a besoin de leur aide. Cette imposture va permettre de faire un gigantesque repas…
Dim. 14 – 20h50

 

Jeeg Robot de Gabriele Mainetti (1h41 – 2017)
Poursuivi par la police dans les rue de Rome, Enzo plonge dans les eaux tièdes du Tibre et entre en contact avec des substances radioactives qui le contaminent. Il réalise bientôt qu’il possède des pouvoirs surnaturels : une force et une capacité de régénération surhumaines qu’il décide de mettre au service de ses activités criminelles
Mer. 17 – 20h45

 

Séances / soirées spéciales :

  • Mar. 9 – 19h30 : Ouverture officielle (avec le chef pizzaiolo Luigi Smirne)
    – 20h30 : Projection de Bientôt les jours heureux en présence du réalisateur Alessandro Comodin
  • Jeu. 11 – 16h : Belle e Perduta de Pietro Marcello, suivi d’une Master class de Jean Antoine Gili, critique, fondateur du festival de cinéma italien d’Annecy et parrain du festival Cinevoce
    – 19h : Coup de projecteur sur Antonio Pietrangelli
    Du soleil dans les yeux + Je la connaissais bien
    En présence de Jean Antoine Gili
  • Ven. 12 – 19h30 : Concert de Verdiana Raw
  • Dim. 14 – 20h : « Instantané poétique et littéraire »
    Lecture de textes d’Erri de Luca par le comédien Aldo Magno
    – 20h50 : Avant-première – Misère et noblesse de Mario Mattoli (en version restaurée)
  • Mar. 16 – 20h : Lecture de textes lus et interprétés par Vincenzo Cirillo, auteur, metteur en scène et comédien
  • Mer. 17 – 20h : Clôture du festival
    – 20h45 : Projection de Jeeg Robot de Gabriele Mainetti

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