« Sciences Po a toujours eu vocation à promouvoir l’Europe »

Dans le cadre du Printemps de l’Europe, SciencesPo a prévu plusieurs animations et autres événements. Lukas Macek, directeur du campus de SciencesPo Dijon, nous en parle.

 

 

Vous êtes partenaire du Printemps de l’Europe depuis l’origine  ?

Oui, nous sommes un des partenaires fondateurs, depuis l’existence de ce dernier, SciencesPo a toujours eu vocation à – même avant la création du printemps de l’Europe – à promouvoir l’Europe au mois de mai.

Promouvoir l’Europe, c’est un peu notre raison d’être. Le campus européen de Dijon a pour but de travailler sur l’Europe, accueille des étudiants représentant la diversité européenne. Depuis l’ouverture du campus en 2001 une des vocations est aussi d’apporter quelque chose à l’environnement local et être un des endroits Dijonnais où l’on parle d’Europe. Naturellement, nous avons une série d’actions grand public pour en parler.

Quels sont justement ces opérations que vous allez effectuer pour le prochain printemps de l’Europe ?

Ce que nous savons faire. Donc la plupart du temps, des organisations de conférences, de débats, avec des experts, universitaires venant de Sciences Po ou ailleurs, mais également des événements un peu plus festifs et conviviaux autour des événements européens. Par exemple cette année, il s’agira du Village de l’Europe.

Au niveau des conférences, il y en aura qui seront en partenariat avec la maison de l’Europe. Le 14 mai par exemple, aura lieu une conférence autour des questions d’égalité hommes-femmes avec Maxime Forest, chercheur spécialiste de ces questions.

La plupart du temps on traitera des questions de l’actualité. Même en dehors des questions du printemps de l’Europe. On peut également avoir des conférences historiques, politiques ou culturelles.

Dans ce cadre, table ronde ou conférence sur des enjeux autour des questions de la démocratie en Europe, savoir quel sera l’avenir de la démocratie libérale avec des tendances de l’Italie et de l’Europe de l’Est qui grimpent.

 

Est-ce que cette promotion de l’Europe prend une importance supplémentaire dans un contexte actuel anti-Européen ?

D’une certaine manière oui. Mais l’Europe n’est jamais un long fleuve tranquille donc ce n’est pas forcément plus important qu’avant. Si nous avons des perceptions négatives, c’est aussi peut-être parce que on n’en a pas fait assez pour en parler et expliquer ce que c’est ce qui va et ce qui ne va pas avec le projet européen. Cela reste un travail énorme qui doit être mené, et qui dans le contexte actuel, est encore plus énorme, pour réussir à faire de l’Europe un sujet naturel, quelque chose qui parle aux gens et auquel nous pourrions nous identifier, qu’on soit d’accord avec la ligne ou non. Il faut, peu importe notre avis, pouvoir s’identifier en tant que citoyen.

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