ERASMUS, signe d’une Europe qui marche

L’union européenne est critiquée de tous les cotés : pour son manque de puissance ou à l’inverse pour sa trop grande passivité. Un projet fait pourtant l’unanimité depuis des années : ERASMUS. Retour sur un projet historique gagnant.

Le projet Erasmus ou EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students, est créé officiellement en 1987. Mais l’idée d’un programme facilitant les échanges entre étudiants de différents pays est encore plus ancienne. Elle commençait à germer déjà dans les années 70, et plus précisément en 1971, les ministres des neuf pays de la communauté Européenne de l’époque s’accordent sur le fait de coopérer dans le domaine étudiant.

Défini en 1983, le partenariat entre les universités européennes met pourtant quatre années à se mettre en place officiellement, pour cause de blocages, craintes et désaccords politiques divers entre les différents États, le projet Erasmus voir le jour le 15 juin 1987, après trois rejets du conseil des ministres de l’éducation. Rebaptisé Eramsus + depuis 2014, dans le cadre de la Stratégie Europe 2020.

En 2019, soit trente-deux années plus tard, ce programme a permis à plus de neuf millions de personnes (aussi bien étudiantes qu’enseignantes) de bénéficier d’un déplacement longue durée dans un pays européen.

A Dijon cette année, les chiffres récoltés auprès du bureau des étudiants internationaux de l’université de Bourgogne montrent son succès, avec près de mille mouvements : 500 qui viennent et 500 qui vont étudier ailleurs en Europe, pour l’année scolaire 2018-2019.

Malgré son ancienneté, le programme Erasmus reste une valeur sûre et un programme encensé par la majorité des personnes. Il faut dire qu’il est un apport considérable pour tout à chacun En effet ce programme permet, à moult et moult étudiants, de vivre une expérience tout à fait nouvelle et enrichissante qu’est de vivre éloigné de son confort pour une première fois. Erasmus offre une leçon de vie, une manière d’apprendre à se débrouiller seul dans un pays inconnu en dehors de sa zone de confort. Et avec à la clé un bagage culturel et linguistique bien supérieur à celui que l’étudiant avait au moment de son départ, de son lieu d’habitat.

 

Si Erasmus est le signe d’une Europe qui marche, c’est que ce dispositif apporte une plus-value, autant aux étudiants qui en profitent, qu’à la structure qui héberge ce programme, c’est-à-dire l’Union Européenne.

Comme déjà énoncé avant, lors d’une période où cette dernière est extrêmement critiquée, où les partis politiques populistes s’appuient sur une base anti-UE, où le Royaume-Uni a récemment voté pour sortir de cette Union, Erasmus est un programme qui fait consensus.

C’est justement avec ce type de consensus que les hauts dirigeants espèrent réunir et “sauver” l’Europe. « Aujourd’hui plus que jamais, l’Europe a besoin de cette solidarité. Je souhaite faire en sorte que le programme Erasmus Plus puisse, à l’avenir, aider davantage de personnes encore, provenant d’horizons plus divers », a déclaré Tibor Navracsics, commissaire européen à l’éducation et la culture.

Erasmus reste un programme qui porte ses fruits, signe d’une Europe qui marche et une base des espoirs pour renforcer l’Union Européenne, notamment auprès des jeunes.

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