Deutsch, Musikalische Maschine

60 ans du Jumelage Dijon-Mayence

L’Allemagne est un terrain propice à la production musicale. Depuis les années 1970, le pays a livré quelques-uns des plus grands disques de pop music, elle a aussi offert aux oreilles du monde des tubes anecdotiques.

Voici une petite sélection entre rock progressif, electro, new wave et post rock des années 1970 à 1990.

 

 

Les années 1970, la naissance d’une musique

C’est par eux que tout commence dans l’Allemagne psychédélique. A Munich, une communauté, Amon Düül, qui vit d’amour et d’eau fraîche fait aussi de la musique. Pour designer cette étrange musique, les rocks critics anglais inventeront un qualificatif humoristique, pour ne pas dire péjoratif : kraut rock (rock choucroute). Contre toute attente, ce terme est toujours en vigueur aujourd’hui et désigne un véritable courant musical, devenu mondial, pour désigner ces morceaux au format long, à la progression tortueuse et aux boucles répétitives.

 

Amon Düül – Im Garten Sandosa (1969)

Ne touchez pas vos enceintes, c’est le son voulu par les musiciens…

Tangerine Dream – Genesis (1970)

Allongez-vous. Ambient music dans un ashram du coté de… Berlin.

NEU ! – Hallogallo (1972)

Morceau qui servi de modèle à des centaines de groupes. Une boucle musicale, du rock et un groove…

Can ‎– Vitamin C  (1972)

Le tube (froid) du kraut rock est là. Rareté dans ces années 1970, un chant…en anglais.

Klaus Schulze ‎– Floating (1976)

Deux faces de 33 tours = 2 morceaux. Floating, 27 min.15 s., est la face A du disque Moondawn.

On vous laisse imaginer la taille du home studio et des synthétiseurs pour produire cette pièce musciale.

Kraftwerk ‎– Trans Europe Express (1977)

Inspirateurs de la techno de Detroit, entre autres.

 

 

Les années 1980 : le hit parade

Les années 1980 sont en Allemagne comme ailleurs les années « too much » : trop d’argent, trop de business, trop de drogues, trop de célébrité. Dans industrie musicale, la machine à deutsche mark tourne à plein régime. Les managers formatent les images des groupes en piochant dans l’imaginaire des night club. Des artistes allemands réussissent à s’extraire de leur territoire et s’installent en haut des Tops internationaux.

 

Falco – Der Kommissar (1982)
Cet Autrichien est une légende en Allemagne et aux États-Unis.

Trio ‎– Da Da Da Ich Lieb Dich Nicht Du Liebst Mich Nicht Aha Aha Aha (1982)
Le titre se suffi à lui même. Le 30 juillet, le morceau atteint la 3eme place du Top 50 français. En tout, il passe 20 semaines dans notre Top.

Nena – 99 Luftballons (1983)
Le morceau antimilitariste pour lequel personne, même pas sa chanteuse, ne peut expliquer les paroles.

Einstürzende Neubauten ‎– Yu Gung (1985)
durs de durs, les Berlinois de l’ouest sont à l’origine d’une genre muscial très radical mais qui se répandra sous cette forme jusqu’au milieu de années 1990 : le métal industriel. Ici, dans un titre volontairement calme, remixé par l’anglais Adrian Sherwood

D.A.F. – Als wär’s das letzte Mal (1988)
L’esthétique garçons coiffeurs mélangée à l’imagerie post punk et militaire de la Wehrmacht, c’est l’identité visuelle, parfois de très mauvais goût, de DAF au service d’une new wave froide.

 

 

 

1990, Der Elektro kehrt zurück

Le home studio se répand durant toute la décennie. S’appuyant sur la production musicale des années 1970 de très nombreux producteurs et labels porteront haut le son « made in deutschland ». Par la suite, la destination berlinoise sera synonyme de fête et de musique électronique.

 

DJ Hell – My Definition Of House Music (1992)
Musique pour danser, réponse venue d’Allemagne au son américain. Quelques années plus tard Dj Hell fondera un important label International Deejay Gigolo Records

ATR – Midijunkies (1995)
Probablement, le premier combo punk a avoir réussi à faire fonctionner un ordinateur. Derrière ce trio berlinois politisé, plein de colère se trouve un des princes de l’electro teutonne : Alec Empire.

De-Phazz – Good Boy (Manmachineman Remix) (1997)
Musique de cocktails ou d’ascenseur ? Le groupe De-Phazz mélange les athmopshères drum, latin music, soul…

Jazzanova – Jazzanova EP (1997)
L’époque est au trip-hop à la lounge music. Jazzanova sort en 1997 son premier disque, une pépite du genre sur un label mythique, Compost Rec.

The Notwist ‎– Day 7 (1998)
Le groupe de post rock allemand, mélange de pop, d’electro et de rock

Señor Coconut y su conjunto – Trans Europe Express (Cumbia) (1999)
Uwe Schmidtt, producteur electro protéiforme, s’amuse à revisiter ses prédécesseurs.

 

 

Si vous êtes allé si loin, c’est que vous aimez la musique allemande alors rendez-vous dans le bistrot Alchimia en mai prochain pour la große Tanzparty, une soirée autour de ces sonorités, dans le cadre du jumelage Dijon-Mayence.

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